25 novembre 2007
L'internationalisation
Voici la réponse du ministre Brésilien de l'Education interrogé par des
étudiants aux Etats-Unis...
A faire suivre... car la presse ' nord-américaine ' a refusé de publier ce texte !
L'INTERNATIONALISATION
Interview du ministre Brésilien de l'Éducation aux Etats-Unis.
Pendant un débat dans une université aux Etats-Unis, le ministre de l'Education, Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
Voici la réponse de M. Cristovam Buarque :
En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France.
Chaque musée du monde est le gardien des plus belles œuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.
Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des Etats-Unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations Unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
Si les Etats-Unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internatio-nalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des Etats-Unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorable incendies des forêts Brésiliennes.
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un effacement de la dette.
Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.
Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !
Ce texte n'a pas été publié. Aidez-nous à le diffuser...
21 août 2007
Un an avant les JO de 2008, la répression continue en Chine

Le 13 juillet 2001, le Comité olympique international (CIO) attribuait l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2008 à Pékin. Parallèlement, la police chinoise intensifiait la répression contre les éléments subversifs de la société, notamment les internautes et les journalistes. Six ans plus tard, rien n’a changé. Et malgré cette absence de progrès significatifs en matière de liberté d’expression et de droits de l’homme en Chine, les membres du CIO restent sourds aux appels répétés des organisations internationales qui dénoncent l’ampleur de la répression.
Rappelons qu'un an avant la cérémonie d’ouverture, les médias et Internet sont toujours vus par le gouvernement chinois comme l’un des secteurs stratégiques à ne pas abandonner aux "forces hostiles" dénoncées par le président Hu Jintao. Le Département de la publicité, celui de la sécurité publique et la cyberpolice, bastions des conservateurs, sont chargés de faire scrupuleusement appliquer la censure.
Au moins 30 journalistes et 50 internautes sont actuellement emprisonnés en Chine. Certains depuis les années 1980. Le gouvernement bloque des milliers de sites Internet d’informations. Les programmes en chinois, tibétain et ouïghour d’une dizaine de radios internationales sont brouillés. Après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent désormais sur les blogs et les sites permettant l’échange de vidéos. Les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs jugés "subversifs" par les censeurs. La loi sanctionne lourdement la "divulgation de secrets d’Etat", la "subversion" et la "diffamation", autant d’accusations régulièrement utilisées pour faire taire les voix les plus critiques. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies, il est toujours impossible pour les médias internationaux d’employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang.
Pour en savoir plus, consultez le site de Reporters Sans Frontières
16 août 2007
Maurice Dantec ou comment être à côté de la plaque
Difficile de comprendre comment on peut inviter un si médiocre écrivain à la télé ou en radio... Maurice Dantec pratique une désinformation chronique, utilise un verbiage pseudo-intélectuel pour se faire mousser, et apparaît comme un paranoïaque caractérisé, proche de l'extreme droite et profondément anti-islam. Pour exemple, cet interiew qui avait eu lieu au Canada à propos des émeutes de Banlieue de 2005 en France, et qui donne une image complètement faussée de la France. Sa vision des choses est radicale, carricaturale et encline à des thèses extrémsites. A gerber:
11 août 2007
Signez l'appel de soutien à La Rumeur
Nous artistes, intellectuels, et citoyens, nous déclarons solidaires du groupe de rap La Rumeur, poursuivi avec acharnement et malgré deux relaxes, depuis cinq ans par le ministère de l’intérieur pour avoir publié un texte mettant en cause les violences policières depuis plusieurs décennies en France.
Nous le faisons au nom du principe fondamental de la liberté d’expression. Mais aussi parce que nous estimons qu’il est urgent que s’ouvre enfin un débat sans tabou sur les pages sombres de l’histoire de la police française.
La justice doit reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de revenir sur les massacres d’octobre 1961, de Charonne, ou les bavures commises depuis les années 80.
Premiers signataires : Noir Désir, Mouss et Hakim (Zebda), Kader Aoun, Jacky Berroyer, Benjamin Biolay, Cali, Maurice Rajsfus (historien), Esther Benbassa (directrice d'études à EPHE-Sorbonne), Denis Robert (écrivain), Olivier Cachin (journaliste), Christophe Honoré (réalisateur), Raphaël Frydman (réalisateur), Erik Blondin (gardien de la paix), Geneviève Sellier (universitaire), Philippe Manoeuvre (rédacteur en chef de Rock & Folk), Bruno Gaccio (auteur), Lydie Salvayre (écrivain), François Bégaudeau (écrivain), Bernard Comment (écrivain, éditeur), Jean-Pierre Garnier (sociologue au CNRS) ...
Pour ceux qui l'ognoreraient, le Massacre du 17 octobre 1961 désigne la répression ayant frappée une manifestation pacifique en faveur de l'indépendance de l'Algérie à Paris. Selon les estimations, entre 32 et 325 Maghrébins sont morts sous les coups de la police française, alors dirigée par le préfet de police Maurice Papon. Des dizaines de manifestants ont été jetés dans la Seine, tandis que d'autres sont morts dans des centres de détention dans lesquels ils sont restés enfermés pendant quatre jours.
Nié par les plus hautes autorités de l'époque, le massacre n'a commencé à faire l'objet de recherche qu'à partir du milieu des années 1970 et n'est vraiment devenu largement connu que lorsque Maurice Papon perdit un procès en diffamation contre un historien en 1999.
22 juin 2007
Petite histoire des Etats-Unis en 3 minutes
Une vidéo à caractère pédagogique, idéal pour qui a des lacunes en histoire...
06 mars 2007
Un petit aperçu de la gestion de la crise des banlieues de 2005 par la droite
Petite video à base de zapping sur les émeutes de banlieue fin 2005. Vous apprécierez les interventions policières et le sens du débat de Nicolas Sarkozy. Vive la France !!!
28 janvier 2007
La censure moderne
A l'origine, la censure est la limitation arbitraire de la liberté d'expression de chacun. Elle passe par l'examen d'une autorité (étatique ou religieuse) sur des livres, journaux, bulletins d'informations, pièces de théâtre et films, avant d'en permettre la diffusion au public. Par extension, la censure désigne différentes formes d'atteintes à la liberté d'expression, avant et/ou après leur diffusion (censure a priori et a posteriori). On distingue la censure politique (limitation par le gouvernement de la liberté d'expression) de la censure indirecte, non officielle, mais sous forme de pression, en particulier une forme de censure économique (due notamment à la concentration des médias, etc.).
Ainsi autrefois, afin que certaines idées (jugées subversives par le pouvoir en place) n’atteignent pas le grand public, un instance policière avait été instaurée : la censure d’Etat, chargée d’interdire purement et simplement la propagation des œuvres trop subversives. Aujourd’hui en France, nous pensons être dans une société marquée par la libre expression. Pourtant la censure existe toujours, et ce sous plusieurs formes.
Le censure d’Etat est d’abord toujours présente. Prenons l’exemple parlant de la musique. Des groupes de rap jugés subversifs (NTM, IAM, La Rumeur… pour ne citer qu’eux) ont été traînés en justice ces dernière années, accusés de saper les fondements de la République. Pourtant ces formations musicales ne font que relater ce qu’ils vivent en tentant d’alerter l’opinion publique et l’Etat d’une urgence qui ne cesse de s’aggraver.
Autre forme de censure : l’autocensure. Prenons un exemple simple : Comment expliquer que le titre des Wampas « Chirac en prison » n’ait été diffusé que sur une ou deux radios ? Inutile de vous donner la réponse, vous la connaissez déjà.
La censure moderne
A la fin du 20e Siècle, une nouvelle forme de censure apparaît. Nous l’appellerons la censure moderne. Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie. Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public. Sous l’avalanche ininterrompue d’informations insignifiantes, plus personne ne sait où puiser les informations intéressantes.
Exemple le plus frappant, depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine ». Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.
Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.
Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef-cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.
A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).
Cette nouvelle forme de censure est de manière générale devenue inhérente à notre société d’hyper-consommation. En multipliant les chaînes de TV, en publiant plusieurs milliers de titres de romans par an, en diffusant au kilomètre des disques similaires, on empêche l’émergence de courants nouveaux. Ceux-ci seraient de toute façon submergés sous la masse de la production. La profusion d’insipidités identiques bloque la création originale, et même les critiques qui devraient filtrer cette masse n’ont plus le temps de tout lire, tout voir, tout écouter. Si ben que l’on arrive à ce paradoxe : plus il y a de chaînes de TV, de radios, de journaux, de supports médiatiques, moins il y a diversité de création et plus la société stagne.
23 janvier 2007
Désobeissance civile

La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi jugée inique par ceux qui la contestent. C'est Henry David Thoreau qui créa ce terme dans son essai la désobeissance civile, publié en 1849, à la suite de son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique. Il préféra ainsi aller en prison plutot que de cautionner un gouvernement esclavagiste en guerre contre le Mexique.
En Europe, même si le recours au concept de désobéissance civile a tardé à être formulé, l'idée de la résistance à une loi inique ou injuste a existé bien avant 19e Siècle. Mais c'est aux Etats-Unis que le concept de désobéissance civile fut pour la première fois formulé au 19e Siècle. Aujourd'hui, le concept s'est étendu à de nombreuses personnes notamment par les actions très médiatiques des altermondialistes ou celles des mouvements anti-pub, certains ne voyant dans ces actions que la dégradation de biens, d'autres y voyant un acte salutaire de désobéissance civile, visant à faire modifier la politique des autorités.
Ecrivain américain, pacifiste et panthéiste, la désobeissance civile d'H.D. Thoreau inspira Tolstoï, Martin Luther King, et surtout Gandhi pour mener son action politique contre les Anglais.
Vous pouvez télécharger le texte intégral et avoir d'avantages d'infos en cliquant sur ce lien (un blog très bien fait):
La désobeissance civile (H.D. Thoreau)
14 janvier 2007
Importance du milieu sur le cerveau
Le professeur Rosenzweig (Université de Berkeley), neuropsychologue américain, a réalisé une expérience pour connaître l’action du milieu sur nos capacités cérébrales. Il a pour cela utilisé des hamsters issus de mêmes parents, sevrés le même jour, nourris de la même manière et les a installés dans trois cages.
La première était vaste, remplie d’objets hétéroclites avec lesquels ils pouvaient jouer et faire du sport grâce à toutes sortes d’ustensiles : roues, grillages, échelles, balançoires. Les hamsters y étaient plus nombreux, se battaient pour accéder aux objets, jouaient.
La seconde était une cage moyenne, vide, mais avec de la nourriture distribuée à volonté. Les hamsters y étaient moins nombreux et n’ayant pas d’enjeux, pouvaient se reposer tranquillement.
La troisième était une cage étroite dans laquelle il n’y avait qu’un seul hamster. Il était nourri normalement, mais il ne pouvait qu’entr’apercevoir à travers une ouverture dans le grillage le spectacle des autres hamsters dans leur cage. Un peu comme s’il regardait la télévision.
Au bout d’un mois, Rosenzweig sortit les hamsters pour faire le point sur l’influence du milieu sur leur intelligence. Les hamsters de la première cage, pleine de jouets, étaient de loin plus rapides que les autres dans les tests de labyrinthe ou de reconnaissance d’image.
Le chercheur de Berkeley a ouvert leur crâne. Le cortex des hamsters de la première cage était plus lourd de 6 % par rapport à ceux de la deuxième et davantage encore par rapport à celui de la troisième cage. Au microscope, on pouvait s’apercevoir que ce n’était pas le nombre de leurs cellules nerveuses qui avait augmenté mais plutôt la taille de chaque neurone qui s’était allongée d’à peu près 13 %. Leur réseau nerveux était plus complexe. En outre, ils dormaient mieux.
- 1ère conclusion : le cerveau ne s’use qui si l’on ne s’en sert pas.
- 2ème conclusion: la théorie ne vaut rien sans la pratique.
- 3ème conclusion : la télévision nous abrutit.
Sources: D'après "Encyclopédie du savoir relatif et absolu" - Edmond Wells
Texte intégral de TAZ (Hakim Bey)
Voici la traduction de l'ouvrage d'Hakim Bey "T.A.Z.The Temporary Autonomous Zone.Ontological Anarchy, Poetic Terrorism". Selon les voeux de l'auteur et de l'éditeur, le texte original peut être librement piraté et reproduit. Il en va presque de même de cette traduction française. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien. Il donne toutes les informations nécessaires et offre également le texte en version html. Bonne lecture...
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